Hans Delrue

« Toi non plus, tu n'as pas changé, me contentai-je de répéter en guise de réponse.
— Oh si ! s'esclaffa-t-il. - Tu ne penses pas que j'aurais pu conserver un tel corps à près de quarante-cinq ans !
 » (extrait de la nouvelle Ce qui nous change)

21 août 06:45

Près des rivières de Mars

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Début de l'intrigue : La base martienne grouille de monde, les navettes débarquent un nombre sans cesse croissant d'immigrants, principalement des Noirs à la recherche d'un eldorado. Le Négus va d'ailleurs bientôt obtenir l'indépendance de cette colonie de la Terre et poursuivre l'œuvre de terraformation. Le hasard permet à Massamba, simple ouvrier, de trouver une cartouche-mémoire contenant des informations inquiétantes : le délégué aux affaires martiennes est en train de précipiter le départ de ses troupes et la proclamation de l'indépendance. Quel danger attend les habitants de Mars ?

Genre : science-fiction


En savoir plus

Cette nouvelle est un des textes lauréats du Concours de nouvelles « Plumes en herbe 2011 » organisé par l'association ForgeSonges en collaboration avec les Éditions Voy'el.



Cette nouvelle a été éditée dans l'anthologie « On a marché sur... » par les Éditions Voy'el en septembre 2012.

Disponible au prix de 20,00 € dans la boutique de la maison d'édition.

Voir aussi le billet sur le blog.

Extrait

— Il fait chaud, marmonna Bourkhane à côté de lui.

Réflexion à la con, pensa Massamba : il faisait toujours chaud dans les bas-fonds. Les convecteurs solaires, la seule véritable réussite de la colonie martienne, permettaient d'échapper au climat glacial qui régnait à l'extérieur. La chaleur était toutefois excessive par ici. L'appareillage était-il mal réglé ? Il était sans doute difficile d'assurer une température uniforme dans la base entière. En outre, le nombre trop élevé d'habitants aggravait vraisemblablement la situation.

— Il fait chaud, fit de nouveau Bourkhane.

Il répétait en permanence ce constat inutile. Aucun de ses voisins n'osait toutefois lui demander de la fermer une fois pour toutes. Bourkhane avait été blessé par la chute d'une poutre sur un chantier de construction et en était resté à moitié demeuré.

— Chut ! fit tout de même Massamba en désignant la télévision accrochée au mur en guise de prétexte.

Ses voisins tournèrent instinctivement la tête vers l'écran. Le journal d'information était en train de diffuser une série de vues d'un petit cours d'eau traversant un parc. La caméra suivait ses méandres sinueux entre les herbes. Son mouvement allait jusqu'à épouser les dénivellations que le ruisseau rencontrait sur son chemin, avant de rebondir en cascades sur les galets.

— Le Négus et sa cour, grésillait le téléviseur, ont inauguré ce matin la première rivière martienne. Une remarquable prouesse technologique...

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